Cité 2
publié par Lycée Suzanne VALADON

ID :1626

Pays : France

Thèmes : Villes

Mots-clef : Aucun mot-clef

Description générale

Le lendemain, 22 septembre 2010, à partir de 14h, nous sommes revenues sur notre terrain pour profiter du mercredi après-midi afin de voir si le quartier était plus vivant. Sur la place de la Haute Cité nous nous sommes divisées en deux groupes. Une partie s’est rendue à l’Association « Renaissance Cité » et l’autre est allée interroger le patron du pub « l’Irlandais ». L’association « Renaissance Cité » s’occupe en fait du marché aux puces, organisé tous les deuxièmes dimanches du mois. Le responsable nous a un peu freinées dans notre élan en nous disant qu’il avait beaucoup de travail et très peu de temps à nous consacrer mais il a quand même accepté de répondre à nos questions. Ces marchés aux puces ont lieu dans le périmètre de la Cité, depuis 21 ans (mars 1989). Les puces, qui amènent entre 5000 à 6000 personnes et comprennent de 150 à 200 exposants, sont donc un événement très important dans la Cité. Nous avons ensuite abordé le sujet des rénovations et là, le responsable nous a dit qu’il n’avait rien de bon à dire à ce sujet. En effet, auparavant, la majorité des exposants s’installaient sur la place de la Cathédrale le dimanche des puces. Mais depuis les rénovations, la mairie de Limoges les a « virés » et envoyés sur le boulevard de la Cité. Selon lui c’est plus difficile à organiser car le boulevard est très grand, les exposants sont donc plus disséminés que sur la place. Il faut aussi gérer la circulation et le fait que les étals des exposants se succèdent plutôt qu’être regroupés sur la place, rend pour lui les puces moins conviviales. Par contre la rénovation n’a rien changé concernant le public qui vient aux puces tous les mois. Le nombre de visiteurs reste identique.

Au pub « l’Irlandais », nous avons échangé avec le patron. Il nous a reçues très aimablement, nous expliquant qu’il avait repris le pub depuis un mois seulement mais que celui-ci existait depuis treize ans. Avant, il s’appelait « Le café de la plage » en référence à l’image « post-soixantuitarde » : « sous les pavés, la plage ». Il nous a confié qu’il avait voulu reprendre cette affaire car le côté pub l’attirait, ainsi que la partie restauration. Concernant les travaux, il nous a dit qu’il considérait ceux-ci comme un « mal pour un bien », qu’il n’était pas tellement gêné par le bruit et la poussière mais plus par le fait que ces travaux bloquent l’accès à la place où se trouve son commerce. Il pense qu’une fois les travaux finis, la population sera plus attirée vers cet emplacement, il espère même voir arriver une nouvelle clientèle dans ce quartier qu’il décrit comme un « joli cadre ».

Chemin faisant, nous avons voulu nous arrêter à la petite boutique « Contre-type » qui est la boutique aux panneaux signalétiques personnalisés. Mais le patron nous a fait comprendre qu’il ne pouvait pas nous accorder une petite minute en nous répondant : « Non merci. C’est bon, ça ira ». Nous l’avons quand même remercié et avons continué notre marche jusqu’au « Musée de la résistance ». Avant d’interroger le personnel, nous avons visité brièvement le musée pour nous remémorer ces moments sombres de notre histoire. Une dame et un monsieur fort accueillants nous ont informées que le musée avait été déplacé en 2006. Ils nous ont fait un mini inventaire des visites, de leur évolution au fil du temps. En 1989, ils ont eu 21 276 visites, en 1990 : 29 000. Puis l’impact du déplacement du musée se fait sentir : seulement 7 182 visites en 2009, soit une baisse considérable. Néanmoins ils constatent un pic en 2010 avec une hausse de 2 115 visites par rapport à 2009. La fréquentation du musée dépend des expositions. Le lieu est respectueux de la diversité culturelle : il propose des traductions dans de nombreuses langues, ce qui prouve l’intérêt international pour ce musée visité par tous types de populations, notamment des groupes scolaires, des anglais ou encore des habitants de la région parisienne. Ce musée illustre la volonté du quartier de s’ouvrir, grâce aux rénovations, à une population touristique.


CARTE
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Photo
Marquage social au coeur de la cité
Les pavés de la place Croquis des pavés... difficile à dessiner Petit train devant l'office du tourisme Marquage social au coeur de la cité Devanture de l'association Entr'aid Sida Au petit matin la place s'éveille Commerces cosmopolites Au carrefour des puces de la Cité Un passé chargé d'histoire Une belle rénovation

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